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Visite de l’exposition "L’art du Contour" à Paris (29/06/2013)

Un dessin, un hiéroglyphe, un plan, une lettre, un livre des morts … Tout cela est tout d’abord passé par l’esprit puis par la main d’un scribe du contour (celui qui trace les formes). L’exposition nous fait découvrir plus qu’un métier : un art de vivre, une dévotion totale, une passion, tout au long du temps, au fil des dynasties qui se suivent.

Le scribe apprend à écrire, à dessiner, à graver, à peindre … Il s’exerce. Il se trompe. Il recommence. Il est corrigé par son père, scribe avant lui, et ses pairs. Il apprend à lire. Il passe de l’ostracon à la paroi de la tombe à préparer pour assurer au défunt la vie éternelle dans l’au-delà.



On y découvre :
  • ses supports : ostraca, poterie, faïence, pierre, limon, papyrus, bois,
  • ses outils : sa palette et ses calames (qui étaient plus des pinceaux que des plumes !),
  • ses couleurs : le rouge et le noir (pour les corrections !) essentiels mais aussi toute une gamme de teintes obtenues en broyant pierres et métaux,
  • ses codes : la symbolique, l’espace, la perspective, la magie.


Le scribe y est décrit comme un artisan, un peintre, un sculpteur, un architecte, un écrivain public, personnage important et essentiel dans cette société si bien organisée et structurée.

Cette « petite » exposition de 200 pièces, riche en variété, en couleurs, pleine de vie, nous emmène alors vers ce qu’on montre rarement : l’imaginaire avec comme exemple de satire le fameux papyrus de Turin (et fort heureusement une reproduction datant de l’expédition de Champollion).

Au sortir, on a l’impression d’avoir fait la connaissance d’une belle personne. Mais une question reste en suspens : le scribe est-il artisan ou artiste ?


Partenaire avec egyptien-toutankhamon, Egypte Ancienne, Passion Egypte et Egypte.