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Visite du Musée de Karlsruhe

"Ce sont les esprits téméraires et grossiers qui réduisent à un effet sensuel la beauté, par laquelle toute saine intelligence se sent émue et transportée vers le ciel."

Par ces mots, Michel-Ange se disait transporté vers le ciel par la beauté. En ce qui nous concerne, et plus modestement, nous fûmes conduits vers le lointain passé de l'Egypte où le concept de beauté est associé à cette dualité omniprésente en Egypte ancienne :

Il fait jour ou nuit, on est vivant rive droite ou mort rive gauche, on est bien, bon, parfait, harmonieux ou c'est le chaos, au point que le vocabulaire ne dit rien de la laideur ou de l'imperfection.

Après avoir récupéré nos amis de Metz et de St Avold, il s'est agi de trouver le Schloss Bad Landesmuseum, mais, tels, les montagnes de la Lune, plus on s'en approche et moins on y arrive... la rue est piétonne et le bus est coincé.

Enfin, nous arrivons au musée, ou plutôt "per neferou", comme il est écrit ci-dessus.

L'accueil est bon de la part des personnels du musée, tant et si bien que certains d'entre nous commencent la visite par le... restaurant.

14h00. Comme il y a 5000 ans, passage sous un pylône, celui-ci est reconstitué pour l'occasion.



Enfin le concept de beauté est tangible. On commence évidemment par Néfertiti, parangon de la maât et de l'ordre cosmique.

Tous les accessoires associés à la beauté sont présents, bijoux, maquillage, coiffures et vases en albâtre.

La statuaire et les fresques montrent bien l'immuabilité de ces canons au cours des âges ; l'exception confirmant la règle, c'est bien aux périodes troublées que l'art s'affranchit de l'harmonie si chère aux rives du Nil.

Cette exposition était remarquablement riche en stèles et en représentations de couples montrant bien que le bonheur conjugal est représentatif de l'ordre dans le pays tout entier.

La momification enfin, ultime étape de tentative de respect de la maât, dans l'autre monde cette fois, nous est fort élégamment présentée.

Ne sont pas oubliées dans cette exposition les reprises de la civilisation égyptienne par les suivantes, pour n'en citer qu'une : ce tableau de Gauguin où quelques jeunes filles conversent sur un banc. On le croirait décalqué sur une fresque millénaire.

Le reste du musée est si riche qu'il contenait d'autres pierres du Nil et des témoins des civilisations grecques, latines et germaniques.

Le reste de la ville aussi mériterait une visite guidée, mais le temps passe si vite... et c'est déjà le retour vers notre chère civilisation qui pourrait bien prendre ici quelques leçons d'harmonie.

Gageons que notre prochaine excursion sera tout aussi riche d'intérêt.

Francis Mayeur



Partenaire avec egyptien-toutankhamon, Egypte Ancienne, Passion Egypte et Egypte.