Dissolution de l’Association THOT depuis le 9 janvier 2015 Publication de la synthèse des cours
Exposition des collections égyptiennes des musées lorrains

L'association THOT apparaît souvent sans lien avec les réalités historiques ou/et culturelles de notre région. Il n'en est rien. Et nous avons, cette année, ouvert un cycle de conférences intitulé "les Lorrains Egyptiens" où nous présentons un certain nombre de personnalités lorraines ayant participé, d'une manière ou d'une autre, à la connaissance de l'Egypte ancienne : le Chanoine Etienne Drioton fut la première d'entre elles, suivie par Gustave Lefebvre à l'automne prochain.

Le projet présenté ici ressortit d'une même idée : nos musées ont acheté ou reçu des objets, témoins de la culture de l'Egypte ancienne. Pour des raisons parfois très diverses, elles ont disparu des vitrines. A nous de les remettre en valeur et de leur redonner une existence, même éphémère.

Notre trésorière, Madame Colette Rozoy, a donc été chargée de faire le recensement des musées lorrains possédant une collection égyptienne et les services des musées de Nancy (musée lorrain), Toul, Lunéville, Metz, Bar le Duc et Verdun répondirent par l'affirmative à la présence d'art égyptien dans leurs collections. Suivit une série de rencontres avec leurs dirigeants, la dernière d'entre elles accueillant également le Professeur Claude Obsomer et deux jeunes doctorants de l'Université de Louvain : Sébastien Polet et Perrine Pillette.

Ce fut également lors de cette dernière rencontre qu'une décision importante fut prise : il apparaissait comme souhaitable de traiter le projet en deux temps :
  • le premier consisterait à étudier toutes les collections des musées et d'en faire un catalogue exhaustif (ce travail pourraît être pris en charge par les deux étudiants de l'Université de Louvain et "dirigé" par l'association). Ce collectage pourrait démarrer au printemps 2008.
  • le deuxième aurait trait à l'exposition elle-même et là il serait très prudent que l'association se retire, laissant à des professionnels et à des experts, le soin de cette tâche qui nécessite d'autres moyens, humains et financiers, que les siens, d'autant que ce projet pourrait se situer au mieux vers 2010, voire 2012.

Ce projet semblait un peu abandonné lorsque François Schmitt, ex président du Cercle Scientifique Etienne Drioton et doctorant à l’EPHE, en entendit parler tout à fait par hasard. Bien lui en prit car l’intérêt qu’il y porta fut immédiat. Encouragé par ses professeurs, il s’est donc attelé à la première mission : c'est-à-dire publier tous les objets égyptiens (collections et réserves) des musées lorrains. Il a commencé par le Musée de Toul dont il a déjà photographié et inventorié la (petite) collection. Le travail de comparaison des objets, de leur identification, de leur authenticité aussi, peut-être de leur provenance si cela est possible, tout ce travail est en cours. Nous étions encore davantage confiants lorsque François Schmitt reprit contact avec nous afin de nous faire rencontrer trois professeurs de l’Université de Lyon. Malheureusement des problèmes de calendriers et de disponilités des uns et des autres furent insurmontables et le projet de rencontre abandonné.

Dès lors nous avions pensé qu’il était plus sage de le laisser dormir en paix, croyant en sa belle mort. C’était sans compter sur le dynamisme et la volonté de Gabriel Becker, notre jeune Egyptologue, déjà chargé des modules d’initiation en égyptien hiéroglyphique à l’association et qui s’est littéralement enthousiasmé pour cette initiative. Nous l’avons donc reprise et bien nous en prit.

Car après deux rencontres fructueuses avec Madame Ayache et Monsieur Philippe Brunella du Musée de la Cour d’Or, c’est reparti ! Qu’ici soient vraiment remerciées ces deux personnes ! Avec un peu de tristesse que Madame Ayache ne puisse pas suivre le déroulement de l’action puisqu’elle est nommée ailleurs.

Il faut donc savoir que Monsieur Brunella, directeur du Musée de la Cour d’Or, nous a offert un pont d’or en nous adressant un courrier indiquant tout le bien qu’il pensait de cette opération et de surcroit en nous attribuant une somme de 6 000 Euros afin que Gabriel Becker puisse mener à bien l’étude scientifique des objets conservés dans leurs réserves (une quarantaine environ). Ce travail fera l’objet d’une convention entre le Musée et l’association et nous espérons sincèrement que ce sera le prélude à des commandes du même type émanant des autres musées.

Nous avons donc relancé ces autres musées afin de les informer de la renaissance de ce projet, de leur demander un rendez-vous afin de les informer au mieux de l’état présent du travail et de les inciter à profiter de la présence dans nos murs de Gabriel Becker pour effectuer ce récolement nécessaire. Nous en profiterons bien sûr pour relancer aussi le projet de présentation de ces objets, dès lors qu’ils seraient enfin étudiés et catalogués, peut-être sous une forme itinérante, en tout cas assortie d’un catalogue.

Nous verrons seulement à bien intégrer le travail de François Schmitt sur les collections de Toul qui, étudiées par cet universitaire, n’ont plus besoin d’être revues par un autre Egyptologue.

Le travail sur les collections de Metz a donc commencé dès que la convention a été signée. Il est seulement regrettable que des retards considérables aient freiné la réalisation du document final qui, en janvier 2015, est toujours en phase de relecture et de correction.

Quant aux autres musées, seul le Musée Barrois a fait part de sa volonté de continuer à travailler dans cette optique. Il reste à espérer que Gabriel Becker, maintenant sans structure d’appui, en tout cas de notre part, puisse concrétiser cette espérance.


Partenaire avec egyptien-toutankhamon, Egypte Ancienne, Passion Egypte et Egypte.